Hélène Rioux

J’écris, je traduis, je suis donc habituée à la solitude, j’en ai besoin, je la chéris. Le plus dur, c’étaient ces nouvelles déprimantes qu’on nous assenait jour après jour, ces statistiques, ces mots comme «consigne», «confinement», «couvre-feu»… Et puis, les trois mois que, chaque année, je consacre à l’écriture en Andalousie m’ont manqué, bien sûr. Je suis quand même parvenue à écrire une première version d’un roman, à en traduire un autre.

Née à Montréal, Hélène Rioux a publié dix romans, des recueils de nouvelles, des récits et de la poésie. Traductrice littéraire, elle a traduit plus d’une soixantaine d’ouvrages de l’anglais et de l’espagnol vers le français ainsi que des livres et des albums pour les enfants. Six fois finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada, elle a reçu le Prix France-Québec et le prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec pour Mercredi soir au Bout du monde, le Grand Prix littéraire du Journal de Montréal et le Prix de la Société des Écrivains canadiens pour Chambre avec baignoire, et le Prix QSPELL de la traduction pour Self d’Yann Martel. Membre du collectif de rédaction de la revue XYZ, elle a également tenu une chronique sur la traduction littéraire dans la revue Lettres québécoises de 1999 à 2018. Ses romans sont traduits en anglais, en espagnol et en bulgare.

Dans ce recueil